Sauver l'école de laborantin(e)s

La crise mondiale du coronavirus pose d’énormes défis et plus que jamais, nos bénéficiaires dépendent de notre solidarité. Depuis Tansen, à l’ouest du Népal, à 9h de route de Katmandou, Marianne Brocqueville témoigne.

Le dépistage est peu répandu, cependant il y a 4364 cas identifiés et 15 décès. Le pic n’est pas encore atteint, c’est pourquoi le confinement a été prolongé jusqu'au 14 juin. Merci au gouvernement népali de ces mesures de protection pour la population. Dans l’optique de limiter la contagion, ces précautions sont nécessaires, mais la situation est catastrophique pour les plus vulnérables. Il y a tout une frange de la population qui travaille au jour le jour. S’ils ne travaillent pas, ils n’ont rien à manger. Les gouvernements locaux essaient de recenser ces familles pour leur venir en aide au niveau vital, en fournissant des denrées de base comme du riz, des lentilles et des légumes.

Ecole de laborantin(e)s : répercussion de la pandémie

Depuis le 23 mars, tous les étudiants sont restés à la maison. Pour combler le manque à gagner au niveau des frais de scolarité, TSHS (Tansen School of Health Science), a pris la décision de réduire à 50% le salaire des enseignants et de l'administration. Par contre, ceux qui sont tout en bas de l'échelle continuent de recevoir leur salaire à 100%, par exemple le personnel d'entretien et les gardes. Je suis touchée par la situation de nos collaborateurs. Un de nos laborants se trouve loin de sa famille. En tant que seul salarié, il doit assumer tous les frais médicaux de la famille.
Quant à la date de reprise de l’école, nous sommes dans l’incertitude. L’enseignement en ligne ne constitue pas une solution appropriée, car la plupart des étudiants viennent de villages reculés sans l’infrastructure adéquate pour suivre des cours en ligne. Quelques étudiants possèdent des téléphones portables pour des appels, mais l’accès à l’intranet n’est pas abordable. Certains étudiants ont les moyens de se connecter par ordinateur, mais nous avons voulu garder une ligne d’égalité entre les étudiants.

TSHS lance un appel à l’aide pour sauver notre école et garder le personnel
Le coût salarial mensuel pour les 46 employés de TSHS s’élève à 13,500 CHF. Il n’y a aucune assurance perte de gain et chômage pour nos employés. Cela ne tombe pas du ciel !
Au niveau de la lutte contre le Covid-19, notre école a prévu d’accueillir les cas positifs. Dans ce but, une partie de l’école a été réservée et transformée en lieu d’isolation.

Merci de votre don en faveur du Népal
Dans ce pays où les infrastructures de santé sont limitées, il est urgent d’agir. Vous pouvez atténuer les effets de la pandémie ! Plus d'infos et flyer : cliquez sur l'image.